De la couche au pot : comment les pousser à la propreté ?

Crédits : iStock

Les couches, c’est bien pratique, mais les parents n’ont généralement qu’une hâte, c’est que leur petit devienne propre ! Le passage de la couche au pot est cependant une transition relativement compliquée qui demande l’attention particulière des parents. Voici 9 conseils pour guider les tout-petits vers ce changement.

Il est important de savoir qu’il n’y a pas d’âge précis auquel un enfant devient propre. Il faut attendre qu’il soit prêt, à la fois sur un plan physiologique et psychologique. En effet, les connexions nerveuses ne sont pas toutes faites chez les enfants de bas âge, notamment celles qui contrôlent les sphincters. Les organes du système urinaire répondent donc de façon automatique à ses besoins sans qu’il s’en rende compte. Un bébé commence en général à devenir propre aux alentours de 2 ans.

Si vous observez qu’il commence à manifester un intérêt pour les toilettes, qu’il est dérangé par ses couches sales, qu’il arrive à se retenir pendant plusieurs heures, se tortille et serre les jambes quand il ressent une envie ou utilise des mots comme « caca », « pipi », vous pouvez présumer qu’il est prêt.

À partir de ce moment, c’est à vous de jouer en entamant l’apprentissage. Celui-ci ne se fera cependant pas du jour au lendemain, il va falloir encore être patient ! Voici les clefs pour l’aider dans cette transition.

1/ Commencez par l’initier plusieurs mois avant

Crédits : @dassel / Pixabay

Afin d’éviter que le changement ne soit trop brutal, anticipez en expliquant avec des mots simples à votre enfant ce que sont des toilettes, à quoi ils servent et, si votre pudeur ne vous en empêche pas, laissez la porte ouverte quand vous allez aux cabinets pour qu’il réalise par lui-même.

Vous pouvez également choisir des livres à lire le soir où il est question du pot et lui montrer ce qu’il doit y faire en imitant les gestes avec son doudou par exemple.

2/ Achetez avec lui un pot ou un réducteur de toilettes

Selon l’autonomie de votre petit, s’il arrive à monter seul ou non les escaliers et possède un bon équilibre, vous pouvez passer l’étape du pot et aller directement vers le réducteur de toilettes. C’est à vous de juger. Dans les deux cas, préférez l’acheter avec lui pour qu’il soit encore plus impliqué dans cette démarche. S’il aime son pot, il sera d’autant plus à même de l’utiliser.

3/ Poussez-le à l’utiliser

Crédits : PublicDomainPictures / Pixabay

Si vous avez réussi à repérer des moments précis de la journée où il salit sa couche, incitez-le à aller sur le pot à ces mêmes heures. Dans le cas contraire, demandez-lui d’y aller à des moments fixes de la journée, comme après les repas ou le matin. Accompagnez-le ensuite vider le pot dans les toilettes et laissez-le tirer la chasse.

S’il n’arrive pas à faire ou n’en a pas besoin, n’insistez pas. Au bout de 10 minutes, dites-lui de se lever.

4/ Entamez la transition de manière progressive et ne revenez pas en arrière !

Lorsqu’il a commencé à faire sur le pot, enlevez progressivement les couches : d’abord celle du matin, puis de l’après-midi, etc. Ne les lui remettez pas, même en cas de petits ratés, à supposer qu’ils ne soient pas trop fréquents… Pensez alors aux culottes d’apprentissage, similaires aux sous-vêtements. Mais optez toujours pour des protections absorbantes qui permettent d’anticiper les petits accidents tout en le valorisant.

Choisissez des vêtements simples à enfiler et à enlever pour lui permettre de gagner en autonomie !

5/ Ne le réprimandez pas en cas de fuites

Crédits : ambermb / Pixabay

Des petits loupés peuvent arriver. Il est important de ne pas le gronder, se moquer ou l’humilier. Rassurez-le et redonnez-lui confiance en lui expliquant simplement que cela peut arriver et que c’est une partie du processus d’apprentissage.

6/ Pensez à le féliciter

A chaque fois qu’il passe une étape (son premier pipi, son premier caca, l’abandon de la première couche, puis d’une deuxième, etc.), il est important que vous lui montriez que vous êtes fiers de lui en le félicitant.

7/ Utilisez une veilleuse pour les nuits

Crédits : Wikipédia

La propreté la nuit est souvent l’étape la plus difficile : d’une part, il est plus compliqué de retenir ses sphincters en dormant, d’autre part il peut craindre le noir et préférer rester dans le lit que d’aller faire pipi. Le soir, installez donc le pot près de lui et allumez une veilleuse pour l’éclairer.

8/ Apprenez-lui à bien s’essuyer…

Dès le début de l’utilisation du pot, il est important de lui inculquer les bases de l’hygiène : s’essuyer correctement le derrière en fait partie. Commencez par le faire vous-même, toujours d’avant en arrière avec du papier toilette doux et épais ou des lingettes. Au bout d’un certain temps, quand vous vous apercevez qu’il gagne en autonomie, laissez-le faire tout seul.

9/ Et à se laver les mains !

Crédits : Pixnio

Tout comme s’essuyer les fesses est important, le lavage des mains est une étape à ne pas oublier : montrez-lui comment se frotter les paumes l’une contre l’autre, les dessus de mains sans manquer de laver entre les doigts. Il sera heureux d’apprendre à faire comme les grands !

Sources : les supers parents ; Notre famille

Articles liés :

Premiers pas : comment accompagner son bébé dans l’apprentissage de la marche ?

Motricité libre : quel intérêt pour l’enfant ?

Comment apprendre à son enfant à parler plusieurs langues ?