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Slow parenting : pourquoi ne pas ralentir le rythme ?

Crédits : iStock

De nombreux parents seront d’accord pour dire que parfois, une journée ne suffit pas tant le temps passe vite. Ils ont souvent l’impression de courir dans tous les sens, tous les jours, et ne profitent presque pas de leur vie de parents et de leurs enfants. Entre le travail, la garde des enfants, les activités, l’école, les devoirs, les repas, le bain ou encore le coucher, les journées devrait plutôt faire 48 heures pour que chacun en profite. Mais puisque cela est physiquement impossible, pourquoi ne pas simplement lever le pied ?

Prendre le temps de s’ennuyer

Il est vrai qu’il est très bon pour un enfant de pratiquer des activités régulièrement. Seulement, certains parents ont tendance à dresser pour leurs enfants des emplois du temps dignes de ministres. Entre la danse, le football, les cours de musique, les visites au musée ou encore les sorties découvertes, les enfants n’ont absolument pas le temps de s’ennuyer. Mais ce n’est en fait pas vraiment une bonne solution. Les enfants doivent apprendre le plus tôt possible à s’ennuyer et à gérer leur temps sans activité. Le fait de s’ennuyer permet de développer la patience, mais également la créativité. En ne faisant rien, ils vont trouver par eux-mêmes des activités qu’ils peuvent faire seuls avec très peu de moyens. C’est une façon pour eux de se responsabiliser et d’apprendre à faire des choses de leur propre initiative. Grâce au slow parenting, les parents comme les enfants prennent le temps de faire les choses et les font donc bien. Il n’est plus question de courir à droite à gauche, simplement de profiter de l’instant présent.

Bousculer ses habitudes

Evidemment, il peut être difficile pour des parents qui ne tiennent pas en place de ralentir le rythme. Mais le slow parenting concerne aussi bien les enfants que les parents. Si les enfants doivent prendre le temps de s’ennuyer pour penser et explorer, il en va de même pour les parents.

En effet, les parents sont bien moins efficaces avec leur(s) enfant(s) lorsqu’ils jonglent difficilement entre le travail, les tâches ménagères, l’éducation des enfants, les loisirs ou encore la vie de couple. Il faut pourtant apprendre à prendre le temps. Il s’agit d’un nouveau rythme et d’une nouvelle routine à adopter, mais l’ambiance sera certainement bien meilleure à la maison. Tout le monde se sentira en effet plus détendu et les tensions se feront donc bien moins ressentir.

Au-delà du fait de ralentir le rythme, le slow parenting signifie aussi prendre le temps. Il ne s’agit pas pour autant de ne plus faire aucune activité, mais de simplement les faire avec plus de calme et plus de temps. Plutôt que de faire 3 activités dans la journée dans un rythme effréné, il vaut donc mieux en faire une seule durant laquelle chacun profite à sa façon.

Le slow parentig peut demander quelques ajustements dans le quotidien afin que chacun y trouve son compte. Oubliez donc la télévision au moment du repas et privilégiez un moment d’échange durant lequel parents et enfants racontent leur journée. Faites l’impasse sur les jeux éducatifs et autres écrans au moindre signe d’ennui et profitez-en pour faire une ballade dans les bois à la découverte des arbres et des plantes. Prévoyez plus de temps à consacrer à vos enfants et laissez le travail au bureau. Il s’agit de gestes simples mais qui peuvent faire toute la différence pour le développement de l’enfant.

Sources : Parents, Les Louves, Je suis maman

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