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Grossesse : lorsque la date du terme est dépassée

Crédits : iStock

Pour toutes les femmes enceintes, une date de terme de grossesse est établie dès les premières semaines, afin de savoir relativement précisément la date d’arrivée de l’heureux événement. Seulement, certains bébés se font plus désirer que d’autres et arrivent plus tard que cette fameuse date tant attendue.

Pas pressé

Généralement, une grossesse dite « normale » dure entre 37 et 41 semaines. Il s’agit là d’une fourchette, car les délais varient selon les femmes : certaines accoucheront plus tôt et d’autres plus tard. Ainsi, lorsque la 41e semaine d’aménorrhée est dépassée, on parle alors de prolongement de la grossesse. Et, lorsque celle-ci va au-delà de la 42e semaine, on parle de terme dépassé. Il n’y a cependant pas matière à s’inquiéter, puisque les équipes médicales vont suivre de très près une grossesse dont le terme est dépassé. De plus, ces cas restent très rares, puisque 15 à 20 % des femmes sont concernées par une grossesse prolongée, et seulement 1 % d’entre elles par un dépassement de terme.

Même si le temps peut alors paraître extrêmement long, il est toutefois inutile de trop s’inquiéter, car la date du terme est surtout calculée afin que tout le monde ait une idée du moment auquel le bébé va arriver. Il ne s’agit pas non plus d’une science parfaitement exacte et des erreurs peuvent être commises. En effet, il se peut que la date de conception soit en fait bien plus tardive que vous ne le pensiez et le bébé n’aura donc aucun retard dans ce cas-là.

Les risques

S’il s’agit simplement d’un prolongement, il n’y a donc aucun souci à se faire. Seulement, lorsque la 42e semaine est passée, et qu’il s’agit là d’un dépassement de terme, la grossesse sera bien plus surveillée, car elle devient alors à risque et pathologique. Ainsi à la date présumée du terme, la mère doit se rendre à la maternité dans laquelle elle va accoucher afin de passer quelques examens pour s’assurer que le bébé est encore en bonne santé. Le médecin va ainsi vérifier la maturité du col et contrôler le rythme cardiaque de l’enfant grâce au monitoring. Ensuite, il pratiquera une échographie afin de vérifier qu’il reste suffisamment de liquide amniotique.

Si le col de l’utérus a commencé à s’ouvrir, la future maman devra subir une amnioscopie, qui consiste à prélever un peu de liquide amniotique pour vérifier sa couleur. Si celui-ci est clair, il n’y a alors aucun problème. Si au contraire il est teinté, cela signifie que le bébé a rejeté du méconium, ce qui peut vouloir dire que de mauvais échanges ont eu lieu entre la mère et son enfant.

Le déclenchement

Il peut finalement être décidé de déclencher l’accouchement afin d’éviter que le bébé ne soit en souffrance. Dans certains cas, il faut aller vite car le bébé est effectivement en difficulté, mais dans d’autres il s’agit d’une simple mesure de précaution pour éviter le pire. Si le col de la future maman est mûr, les médecins vont alors lui poser une perfusion d’ocytocines afin de déclencher les contractions et rompre la poche des eaux. S’il ne l’est pas, il lui sera administré des prostaglandines (des hormones) sous forme de gélules ou de gel. Une fois que les contractions seront lancées et que le col sera suffisamment mûr, l’accouchement se déroulera comme n’importe quel autre.

Sources : Neuf Mois, Doctissimo, MagicMaman

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