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Terreurs nocturnes : un trouble fréquent chez l’enfant

Crédits : iStock

Les terreurs nocturnes ne doivent pas être confondues avec des cauchemars, puisqu’il s’agit d’un mal bien plus préoccupant chez l’enfant. Il doit être pris au sérieux et peut révéler un véritable mal-être.

Différences entre terreurs nocturnes et cauchemars

Les cauchemars sont considérés comme des états d’anxiété passagère. Même s’ils peuvent perturber un enfant et lui faire peur, les cauchemars ne sont pas aussi forts et violents que les terreurs nocturnes. Ces dernières peuvent en effet cacher de réelles angoisses de la vie de tous les jours. Même si les terreurs nocturnes touchent de nombreux enfants et sont généralement sans gravité, elle peuvent cependant être très impressionnantes pour les parents qui y assistent. Elles se rapprochent d’un état de somnambulisme, durant lequel l’enfant est en proie à une réelle panique. Il peut alors pleurer, crier, se débattre, le tout parfois avec les yeux ouverts. Une scène qui peut donc être inquiétante pour les parents. Pourtant, les terreurs nocturnes touchent environ 5 à 15 % des enfants entre 4 et 6 ans, mais s’estompent avec l’âge. Seulement 1 à 3% des enfants de moins de 15 ans seraient sujets à des crises répétées.

Les causes des terreurs nocturnes

Les terreurs nocturnes peuvent apparaître chez les enfants pour différentes raisons. Elles peuvent se manifester lorsque l’enfant est très fatigué ou encore s’il vit des changements importants dans sa vie. On constate également plus de terreurs nocturnes chez les enfants qui sont malades ou qui ont de la fièvre.

Les jeunes enfants ont encore du mal à s’exprimer et à raconter de quoi a été faite leur journée. Ils gardent ainsi au fond d’eux de nombreuses angoisses qui peuvent alors resurgir dans la nuit sous forme de cauchemars ou de terreurs nocturnes.

À la différence des cauchemars qui apparaissent généralement dans la phase de sommeil paradoxal, à la fin de la nuit, les terreurs nocturnes interviennent dans une prolongation de la phase de sommeil profond. Les terreurs nocturnes se manifestent donc en général 60 à 90 minutes après que l’enfant se soit endormi.

La réaction à adopter

Le problème des terreurs nocturnes, c’est que lorsqu’elles surviennent, l’enfant est encore endormi. Il n’y a donc rien à faire si ce n’est attendre qu’il se réveille. Il est aussi important de bien s’assurer qu’il soit en sécurité dans son lit et qu’il ne risque pas de se blesser ou de tomber. Il possible de se mettre à ses côtés et de simplement lui caresser la main afin qu’il puisse sentir qu’il n’est pas seul et qu’il y a une présence à ses côtés. Les parents ne doivent pas pour autant réagir excessivement, puisque l’enfant étant endormi, il ne se rappellera absolument pas de ce qu’il a fait durant la nuit. S’il retrouve ses parents inquiets au réveil, cela risque de le perturber encore plus qu’il ne l’est déjà. Il est donc parfaitement inutile de lui parler de cet épisode nocturne.

Pour éviter que les terreurs nocturnes ne se reproduisent, il faut s’assurer que l’enfant bénéficie de suffisamment de sommeil. Pour cela, il ne faut pas hésiter à bien le faire dormir au moment de la sieste. Les parents peuvent aussi le réveiller plus tard le matin ou le coucher plus tôt le soir. Pour le réconforter et pour faire disparaître toutes ses angoisses, il est possible d’installer un rituel de coucher, qui représentera le temps calme avant d’aller dormir. Les parents peuvent donc lui faire prendre un bain, lui lire une histoire calmement et ne pas se priver de lui faire des câlins. Le mieux est aussi d’éviter les repas trop lourds ou les activités trop intenses à quelques heures du coucher.

Sources : Baby Center, MagicMaman, Naître et grandir

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