Dilatation du col de l’utérus : que se passe-t-il lorsqu’elle stagne ?

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Dans les heures qui précèdent l’accouchement, les sages-femmes vérifient régulièrement l’avancement de la dilatation de l’utérus. Grâce à un toucher vaginal, elles vont en effet pouvoir estimer l’évolution du travail en contrôlant l’ouverture du col. Ce dernier doit être à dilatation complète (10 cm) pour permettre le passage du bébé, en particulier sa tête et ses épaules. Seulement, cela peut prendre plusieurs heures et même stagner longtemps, au grand désespoir des futures mamans.

L’ouverture du col de l’utérus pour permettre la naissance

Le col de l’utérus peut être comparé à un verrou au cours des neuf mois de grossesse. Il reste en effet bien fermé durant tout ce temps afin que le bébé se développe bien sans risque d’accouchement prématuré. Ainsi, lorsque vient le moment de l’accouchement, ce dernier commence doucement à s’ouvrir pour permettre la naissance. Il doit effectivement être à dilatation complète pour cela, c’est-à-dire ouvert à 10 cm.

Pour cela, la sage-femme vient régulièrement voir la future maman afin de procéder à un toucher vaginal pour déterminer l’avancée du travail. Lorsqu’il s’agit d’un premier enfant, celui-ci peut être beaucoup plus long. Ainsi, lorsqu’après plusieurs examens, le col n’a pas bougé, on parle de stagnation de la dilatation. Seulement, cela peut mettre en danger la santé du bébé.

Quand le travail devient long

Généralement, après trois touchers vaginaux espacés, soit environ deux heures de travail sans aucun mouvement au niveau du col, les sages-femmes considèrent que la dilatation stagne. Cette phase intervient souvent aux alentours de 4 cm de dilatation. Cela peut venir de différents facteurs :

  • Le bébé est mal positionné, sa tête n’appuie donc pas suffisamment sur le col pour le faire travailler.
  • Un muscle utérin trop distendu qui a du mal à se contracter. On retrouve généralement ce phénomène chez les femmes qui ont une grossesse multiple, un gros bébé ou un excès de liquide amniotique.
  • Une péridurale trop dosée pourrait avoir comme effet un ralentissement de la dilatation, mais ce point reste encore très flou et divise beaucoup les professionnels.
  • Une malformation utérine qui n’a pas été visible à l’échographie. Les médecins la remarquent donc seulement au moment de l’accouchement.

Que faire en cas de stagnation de la dilatation du col ?

Lorsque les sages-femmes constatent une stagnation, elles vont tout mettre en œuvre pour débloquer la situation. Ainsi, si la poche des eaux est toujours intacte, elles peuvent la percer afin d’accélérer le processus. Il est également possible de vider la vessie avec une sonde. Le fait qu’elle soit pleine peut en effet représenter un obstacle pour la tête de bébé. La future maman doit aussi y mettre du sien pour tenter de corriger cette situation. Il lui est donc généralement demandé de faire quelques exercices qui permettent la dilatation du col et surtout de bouger un maximum.

Souvent, la stagnation de la dilatation du col vient des contractions qui ne sont pas suffisamment efficaces. Une perfusion d’ocytocine peut alors permettre de les rendre vraiment actives et de faire bouger les choses.

Seulement, cette stagnation va parfois de pair avec une souffrance fœtale. Si le bébé commence à montrer des signes de faiblesse et que le travail n’avance absolument pas, il y a de fortes chances pour que l’accouchement se solde par une césarienne en urgence.

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