Sonde urinaire : quelle est son utilité pendant l’accouchement ?

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L’accouchement est parfois un événement qui peut effrayer les futurs parents, et particulièrement les mamans, à juste titre. La naissance d’un enfant est en effet bien souvent considérée comme le moment le plus douloureux dans la vie d’une femme. Il s’agit également d’un événement qui possède encore de nombreuses zones d’ombre. Les couples ne sont effectivement pas toujours bien renseignés sur le déroulement d’un accouchement traditionnel en France. Beaucoup ne savent en effet pas du tout qu’il est possible de se faire poser une sonde urinaire. Un geste qui peut sembler très effrayant, mais qui n’est en théorie pas douloureux pour la patiente.

Qu’est-ce qu’une sonde urinaire ?

La sonde urinaire se présente sous la forme d’un tuyau en latex ou en silicone placé chez un patient pour lui permettre d’uriner spontanément à la suite d’une anesthésie. La sonde urinaire est introduite par l’urètre et permet donc de collecter l’urine dans une poche prévue à cet effet afin de ne pas déranger les équipes médicales avec ce détail et également de ne pas se salir. Si la sonde urinaire est systématiquement posée en cas de césarienne, il est aussi possible d’y avoir droit pour un accouchement par voie basse. Si cela peut inquiéter, la pose d’une sonde urinaire n’est pourtant pas douloureuse en théorie.

Quel est l’intérêt d’une sonde urinaire durant l’accouchement ?

Si la sonde urinaire sert principalement à éviter un petit incident durant le travail et l’accouchement, elle peut aussi présenter un autre avantage. En effet, comme la vessie est vide, l’expulsion de l’enfant peut être plus simple et rapide. La vessie peut en effet prendre beaucoup de place et donc empêcher le bébé de descendre.

Si elle est posée systématiquement pour une césarienne, au même titre que pour de nombreuses autres anesthésies locales ou générales durant lesquelles le bas de corps est endormi, la sonde urinaire peut également être nécessaire pour un accouchement par voie basse. Dans les cas d’accouchements avec péridurale, elle est aujourd’hui très souvent utilisée. En effet, avec tous les produits anesthésiants injectés dans le corps, la vessie a tendance à très vite se remplir. Cependant, avec l’anesthésie, la maman ne ressent pas le besoin d’uriner et risque donc de se retenir inconsciemment. Cela peut ainsi causer un gonflement ou pire, une infection urinaire.

Pour une césarienne, la sonde urinaire est systématiquement utilisée pour les mêmes raisons que pour un accouchement par voie basse. Cependant, avec une anesthésie comme celle utilisée au cours d’une césarienne, la patiente ne peut alors plus parvenir à uriner spontanément. La sonde urinaire va donc lui permettre de vider sa vessie malgré tout. Elle est aussi très utile pour faciliter le travail chirurgical, car la vessie ne sera pas gonflée.

Sonde urinaire : une pratique risquée ?

Si la pose de la sonde urinaire n’est normalement pas douloureuse, elle n’est pas non plus dangereuse. Cependant, il est parfaitement possible de constater après l’accouchement quelques traces de sang dans les urines. La sonde urinaire peut en effet irriter la paroi de la vessie ou de l’urètre, ce qui explique ces petites pertes. Dans les jours qui suivent, il est également relativement commun d’avoir régulièrement envie d’aller aux toilettes et de souffrir un peu à chaque fois.

Sources : Neuf Mois, MagicMaman, Association Française d’Urologie

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