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Accouchement sans péridurale : comment bien se préparer ?

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Accouchement sans péridurale : comment bien se préparer ?
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Même si aujourd’hui la péridurale est utilisée dans 70% des accouchements, certaines femmes font le choix, ou bien sont contraintes pour des raisons de santé, d’accoucher sans péridurale. Même si cela peut en effrayer certaines, mieux vaut se préparer à ce moment afin d’adopter les bons gestes, mais aussi de ne pas paniquer.

L’importance de la respiration

La respiration joue un rôle essentiel dans la gestion de la douleur et particulièrement pour un accouchement. On a généralement tendance à se crisper lorsqu’on souffre, alors que c’est en fait  le meilleur moyen pour souffrir encore plus. Pour un accouchement, la femme doit impérativement rester concentrée sur sa respiration, mais aussi relâcher au mieux ses muscles afin d’éviter toute crispation. Pour être la plus efficace possible, il est vivement conseillé aux femmes enceintes d’assister aux cours de préparation à l’accouchement, durant lesquels elles apprendront les meilleures méthodes de respiration pour souffrir le moins possible. Adopter une bonne respiration permet également de mieux supporter les contractions, mais aussi de les accompagner. Les contractions ne doivent en effet pas devenir les pires ennemis des femmes qui accouchent, au contraire. Elles doivent être de véritables alliées, puisque ce sont elles qui permettent de faire avancer le travail. Il faut donc pouvoir les visualiser comme telles et pouvoir les accompagner avec le plus de calme et de sérénité possible.

Rester chez soi le plus longtemps possible

Un accouchement dure en moyenne entre 7 et 8 heures. Cependant, cela peut être bien plus long ou bien plus court : il n’y a en réalité pas vraiment de règle. Dans tous les cas, et si vous faites le choix d’accoucher sans péridurale, il vaut mieux rester chez soi le plus longtemps possible jusqu’à ce que les contractions deviennent de plus en plus proches et douloureuses. Le fait de rester à la maison permet d’avoir une véritable liberté de mouvement, contrairement à la maternité où les déplacements peuvent être bien plus limités. Vous pouvez notamment marcher, prendre une douche ou un bain, manger ou encore boire.

L’hôpital peut aussi en effrayer certaines qui paniqueront une fois arrivée face à une ambiance qui peut parfois être glaciale. En restant chez soi, vous êtes alors dans un lieu familier et rassurant. Surtout que le travail peut durer longtemps, ce qui peut être d’autant plus angoissant.

Il est cependant important de se rendre à la maternité si les contractions interviennent toutes les cinq minutes au moins, et lorsqu’elles deviennent trop intenses et douloureuses. Pour un deuxième accouchement, le travail peut être beaucoup plus rapide, il faut donc être plus vigilant. Si cependant vous constatez que vous avez rompu la poche des eaux, si vous saignez ou que vous ne sentez plus votre bébé bouger, vous devez alors rapidement vous rendre à la maternité.

Se créer une bulle

Pour rester concentrée et ne pas sombrer dans la panique, il est important de se créer une véritable petite bulle et ausculter tout ce qu’il y a autour. Pour devenir une véritable pro de l’isolement, il est vivement conseillé de suivre des cours de préparation à l’accouchement spécialisés dans la sophrologie ou l’auto-hypnose. Il faut pouvoir s’échapper de la réalité et mettre de côté tout ce qui vous entoure.

Faire participer le papa

Même si se retrouver dans une bulle d’isolement peut grandement aider, il est tout de même important que le papa se sente investi dans cet accouchement, et c’est aussi le rôle de la maman de l’inclure. Pour qu’il se sente vraiment concerné, il est possible de le faire participer aux cours de préparation à l’accouchement pour qu’il sache à quoi s’attendre, mais aussi ce qu’il pourra faire pour aider. Il pourra ainsi faire plusieurs massages qu’il aura appris au préalable afin de soulager au mieux les douleurs, mais aussi pour être acteur de ce moment mémorable.

Changer régulièrement de position

C’est un des avantages d’accoucher sans péridurale : pouvoir choisir la meilleure position pour supporter au mieux la douleur. Sans anesthésie, il est alors possible de se mettre dans des positions plus physiologiques que la traditionnelle “allongée sur le dos les jambes en l’air”. Certaines positions permettent aussi de faire avancer le travail. Il faut alors profiter des objets mis à votre disposition (ballon, lianes ou encore baignoire).

Connaître son anatomie

Avant d’accoucher, il est très important de s’être renseignée au préalable sur le déroulement d’un accouchement physiquement parlant. Il faut pouvoir visualiser parfaitement chacun de ses organes et comprendre comment se passe un accouchement. Cela permet à la future maman de savoir parfaitement de quelle façon pousser et mieux comprendre chaque étape pour ensuite s’y adapter.

 

Sources : L’Express, Naturelle Maman, Plurielles

 

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