Endométriose : en fonction de l’IMC, certaines femmes pourraient être plus à risque

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L’endométriose est une maladie encore mal connue par de nombreuses personnes alors qu’elle concerne malheureusement au moins une femme sur dix. Il s’agit d’une maladie gynécologique qui entraîne des douleurs parfois atroces au moment des règles ou pendant les rapports sexuels. Dans de nombreux cas, l’endométriose peut également conduire à des difficultés à concevoir et dans les pires scénarios à une stérilité. Jusqu’à présent, il n’y avait pas vraiment de profils types de femmes touchées par cette maladie chronique. Cependant, une récente étude met en avant le fait que les femmes qui étaient grandes et maigres durant l’enfance auraient plus de risques d’être concernées.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique qui se traduit par la présence de muqueuse utérine (endomètre) en dehors de la cavité utérine. Chez une femme qui ne souffre pas d’endométriose, l’endomètre se désagrège par le biais des règles une fois au cours de chaque cycle. Dans les cas d’endométriose, ces cellules vont remonter dans les trompes et venir se loger dans différents endroits du corps selon les femmes pour créer des lésions, voire des kystes. Il est possible d’en retrouver dans la vessie, le côlon, les ovaires et parfois même les poumons. Il s’agit donc d’une maladie très grave qu’il faut prendre très au sérieux, mais qui reste malheureusement encore difficile à diagnostiquer.

L’IMC des femmes en lien avec l’endométriose ?

Ce sont des chercheurs du Centre danois pour la recherche clinique et la prévention qui affirment que le poids et la taille des petites filles pourraient avoir des conséquences sur les risques d’avoir ou non de l’endométriose. Après avoir notamment analysé l’IMC de plus de 170 000 femmes nées au Danemark entre 1930 et 1996, les scientifiques ont constaté que celles qui étaient grandes et plutôt fines durant l’enfance étaient plus nombreuses à avoir contracté l’endométriose dans leur vie d’adulte.

Ainsi, pour deux petites filles de sept ans qui présentent une différence de poids de 2,3 kg, la plus légère aura 8% de risque en plus d’avoir plus tard de l’endométriose. Autre exemple avec toujours deux filles de sept ans qui ont ici une différence de taille de 5,2 cm : la plus grande aura 9% de risques en plus d’avoir de l’endométriose. Selon les chercheurs, les œstrogènes pourraient être à l’origine de ces différences entre petites filles du même âge. Ce groupe d’hormones intervient en effet lors des poussées de croissance au moment de la puberté et favorise dans un même temps la croissance de la muqueuse de l’utérus. Des conclusions qui sont encore relativement précoces et qui demandent donc de plus amples recherches sur le sujet.