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Les adolescentes dont les mères ont avorté auraient plus tendance à avoir recours à l’IVG

Crédits : iStock
Les adolescentes dont les mères ont avorté auraient plus tendance à avoir recours à l’IVG
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Une récente étude réalisée à Toronto, révèle qu’il y aurait un réel lien entre les mères qui ont eu recours à l’IVG et leurs filles. Ces dernières auraient en effet plus de risques d’avorter au moment de leur adolescence. 

Un schéma qui se reproduit

Cette étude américaine démontre que l’IVG d’une mère peut avoir des influences par la suite sur sa fille. La recherche portait sur 73 000 filles de mères ayant déjà subi au moins un avortement dans le passé et 350 000 filles de mères n’ayant jamais avorté. Le résultat est sans appel : les adolescentes des mères qui ont déjà eu recours à l’IVG ont 10 % de risque d’en subir également une. Or, pour les adolescentes de mères qui n’ont jamais avorté, ce chiffre descend à 4 %.

Bien entendu, les chercheurs ont pris en compte le nombre de semaines passées avant l’avortement, et dans la majorité des cas, il s’agissait de grossesses qui n’avaient pas dépassé le stade de la quinzième semaine. Cela signifie donc qu’il est peu probable que ces IVG aient été motivées par la découverte d’anomalies génétiques ou congénitales.

Des raisons sociales mises en cause

Plusieurs autres études ont démontré que les jeunes filles qui doivent faire face à de grands changements sociaux au cours de leur vie ont plus de risque de subir un avortement. Elles mettent d’ailleurs en avant les mauvais résultats scolaires, le divorce des parents, un manque d’éducation ou tout simplement des difficultés financières au sein de la famille.

Cependant, en ce qui concerne la précédente étude, aucun élément social ou culturel n’a été avancé en ce qui concerne les jeunes filles et les mères interrogées.

Aujourd’hui, même si le nombre d’IVG est en baisse, on compte tout de même 211 900 avortements pour l’année 2016.

Sources : Parents, Doctissimo, Top Santé