Le retrait : une méthode de contraception qui n’en est pas une

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Les méthodes de contraception ne manquent pas aujourd’hui. Pourtant, de nombreux couples font encore face à des grossesses non désirées. C’est la raison pour laquelle il est important de prendre vos dispositions afin d’éviter une mauvaise surprise. Seulement, beaucoup trop de couples ont encore recours à une méthode qui n’est absolument pas fiable : celle du retrait. Une technique encore utilisée par de nombreux couples, alors qu’elle a déjà prouvé à de nombreuses reprises son inefficacité. Malheureusement, ce sont souvent les jeunes qui y ont recours, alors qu’ils ne sont pas pour autant prêt à assumer une grossesse ou même potentiellement une interruption de grossesse.

Le retrait : une méthode absolument pas efficace

Le retrait est une méthode qui a longtemps été utilisée par les couples avant l’apparition des préservatifs et des autres moyens de contraception. Seulement, elle n’a pas pour autant empêché certaines grossesses. En effet, selon la Fondation médicale Palo Alto, 25 % des couples qui utilisent cette technique sont par la suite confrontés à une grossesse qui n’est pas vraiment désirée. Pourtant, et paradoxalement, il s’agit de la troisième méthode de “contraception” la plus utilisée chez les jeunes de 15 à 19 ans, dont 60 % (filles comme garçons) y auraient déjà eu recours.

Il faut savoir que les spermatozoïdes ne sortent pas uniquement au moment de l’éjaculation, car le liquide séminal dégagé par l’homme avant même l’éjaculation en contient. Seulement, la méthode du retrait préconise pour l’homme de se retirer juste avant qu’il éjacule, avec la croyance que cela suffira pour empêcher les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. Cependant, il en faut bien plus pour les empêcher de faire tout ce chemin et venir féconder l’ovule.

Aucune barrière contre les IST

De plus, il est important de rappeler que cette “technique” n’épargne absolument pas des maladies ou infections sexuellement transmissibles. Ainsi, en plus de prendre le risque de faire face à une grossesse non désirée, les couples qui utilisent cette méthode se mettent aussi potentiellement en danger eux-mêmes. Le préservatif reste donc aujourd’hui le meilleur contraceptif et permet de se protéger efficacement contre les infections et maladies sexuellement transmissibles, mais aussi d’éviter une grossesse non désirée qui pourrait mener à une interruption de grossesse douloureuse.

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