L’ouverture de la PMA pour toutes finalement adoptée par l’Assemblée nationale

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Depuis maintenant plusieurs jours, la loi bioéthique est de nouveau sur toutes les lèvres. Il faut dire que les enjeux sont conséquents puisqu’il était notamment question d’accorder le droit à la PMA aux femmes en couple homosexuel et célibataires. C’est d’ailleurs pour cette raison que les débats ont pu être houleux : il était question de revoir complètement le modèle familial traditionnel. Finalement, malgré une opposition de la droite, le texte a été adopté.

Des débats virulents

Il s’agissait d’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : ouvrir la PMA à toutes les femmes, qu’elles soient en couple homosexuel ou célibataires. Une grande mesure faisant partie de la loi bioéthique qui promet d’aborder plusieurs points qui concernent la structure familiale. Forcément, les débats étaient houleux, notamment du côté droit de l’hémicycle. Finalement, cette réforme a bien été adoptée en deuxième lecture du projet de loi bioéthique, avec 62 voix contre 15.

Ce texte se veut visiblement le plus égalitaire possible, particulièrement en ce qui concerne les couples homosexuels. En effet, les femmes en couple devront à présent passer devant un notaire afin de procéder à une reconnaissance anticipée avant la naissance de l’enfant, comme pourraient le faire les couples hétérosexuels qui ne sont pas mariés. La femme qui ne porte pas l’enfant sera donc tout autant sa mère que celle qui vit la grossesse.

Un grand pas en avant vers plus d’égalité

La PMA pour toutes est un sujet qui anime les débats depuis très longtemps, les manifestations à ce sujet ayant débuté dès 2004. En plus d’être une petite révolution pour les personnes concernées, il s’agit aussi d’un pas de plus vers l’égalité pour accéder au statut de parent. Cela signifie donc que les femmes auront accès au don d’ovocytes en France, ce qui était autorisé jusqu’à aujourd’hui uniquement aux couples hétérosexuels à la suite d’une infertilité avérée. Cependant, jusqu’à présent, de nombreux couples de femmes y avaient malgré tout recours à l’étranger. Cela posait donc un véritable problème d’égalité, car ailleurs, les prix sont généralement très élevés pour avoir droit à une procédure de PMA. Les femmes les moins aisées n’avaient donc pas la possibilité d’avoir des enfants biologiques dans ces conditions.

D’ailleurs, les femmes qui ont eu recours dans le passé à une PMA à l’étranger pourront, grâce à cette nouvelle réforme, et pendant trois ans à la suite de la publication du texte, faire une reconnaissance conjointe pour établir la filiation avec l’enfant.