Pleurs de bébé : cela pourrait venir d’une sensibilité aux odeurs

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Les jeunes parents doivent rapidement apprendre à décrypter les pleurs de leur bébé. Si tous les nouveau-nés sont différents et n’ont pas les mêmes fréquences de pleurs, ils parviennent tout de même tous à exprimer leurs sentiments à travers ces plaintes. Bien souvent, il faut plusieurs semaines aux parents pour parvenir à analyser et comprendre les pleurs afin de satisfaire de la meilleure façon les besoins de bébé. Parmi ces derniers, on retrouve notamment la faim, la fatigue, la douleur ou le besoin de sécurité affective. Plus surprenant encore : une récente étude montre que les bébés peuvent également pleurer à cause d’odeurs qui leur déplaisent.

Les odeurs, responsables des pleurs de bébé ?

Lorsqu’un bébé pleure, ses parents peuvent se sentir réellement démunis, surtout quand ils ne connaissent absolument pas la cause de la crise en question. Si vous êtes dans ce cas, vous allez peut-être être surpris·e d’apprendre que ce sont probablement les odeurs qui dérangent votre bébé. Ce sont en effet les conclusions de scientifiques de l’hôpital universitaire de Genève et de l’Université de Genève après avoir mené une étude sur 21 nourrissons.

C’est grâce aux techniques d’imagerie par résonance magnétique qu’ils ont pu observer que les bébés avaient des réponses cérébrales face à certaines odeurs. Ils ont ainsi constaté que les bébés en bonne santé qui pleuraient 3 heures par jour sans raison évidente avaient une sensibilité dans les zones cérébrales olfactives, en comparaison aux autres qui ne pleuraient pas autant. Pour cette étude, les nourrissons ont aussi été exposés à différentes odeurs : le chou pourri, l’eucalyptus, et la banane. Les parents ont ensuite été attentifs au temps de pleurs des bébés (qui avaient alors six semaines) sur une durée de 14 jours. Ainsi, les bébés qui avaient une plus grande réactivité cérébrale à l’odeur du chou pourri ont eu tendance à plus pleurer que les autres.

Un lien avec la réaction à la douleur

Face à cette odeur désagréable, deux zones du cerveau étaient alors actives : le cortex piriforme et l’insula. Elles sont notamment impliquées dans le ressenti de la douleur et l’autorégulation. Les chercheurs pensent donc que les bébés sensibles à ces odeurs seraient donc plus réactifs à la douleur.

Si ces recherches méritent d’être approfondies, elles peuvent tout de même apporter un élément de réponse à certains parents un peu désespérés de ne pas comprendre l’origine des pleurs de leur bébé. Visiblement, tout comme les adultes, les nourrissons aussi sont sensibles aux bonnes et aux mauvaises odeurs.