Quatre produits d’hygiène courants pour les bébés et les enfants qui contiennent des substances toxiques

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Certains produits d’hygiène pour les bébés et les enfants contiennent des substances toxiques ou des produits chimiques qui peuvent avoir des conséquences sur leur santé. Seulement, pour que l’Anses interdise un composant ou une substance toxique, son effet néfaste sur la santé doit être prouvé, même si le principe de précaution est censé s’appliquer dans ce domaine.

1) Les couches

Le magazine 60 millions de consommateurs a publié une étude en février 2017 sur 12 marques de couches jetables pour bébés qui ont été testées pour l’occasion. Le résultat est sans appel, puisque 10 références sur 12 contenaient des traces de plusieurs composants potentiellement toxiques ou toxiques (toluène, naphtalène, styrène…)

Certaines marques contiennent également des résidus de pesticide et d’autres produits chimiques potentiellement néfastes, comme les couches de la gamme Carrefour qui contiennent des résidus de glyphosate et d’hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP), ou encore les couches Pampers qui quant à elles contiendraient des traces de quintozène, de pesticides, HCB, des dioxines et des furanes.

Il faut notamment savoir que le glyphosate et le HAP sont respectivement classés « cancérogènes probables » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Ce constat est d’autant plus inquiétant lorsqu’on sait que la peau des fesses des bébés est particulièrement perméable, facilitant l’absorption rapide de ces substances potentiellement toxiques.

D’après cette même étude, seulement deux modèles de couches ne contiendraient pas de résidus de substances toxiques :

  • les couches Mots d’enfants de Leclerc
  • les Love & Green écologiques

La dernière alternative consiste à utiliser des couches lavables exclusivement en coton, à laver au savon de Marseille après l’achat ou la confection. Cette étude et la colère des parents qu’elle engendre devraient néanmoins faire bouger les lignes et obliger les grandes marques à utiliser davantage, voire uniquement, des produits naturels ou d’origine naturelle dans les couches pour bébés.

2) Les lingettes pour bébés

En juin 2017, l’UFC-Que choisir a publié une étude sur la toxicité de 88 produits pour enfants, dont quinze références de lingettes pour bébés. Résultats : neuf références de lingettes sur quinze (plus de 60%) contenaient des substances toxiques ou potentiellement toxiques comme :

  • le phénoxyethanol, présent dans 7 références sur 15, et qui est considéré comme toxique pour le sang et le foie (Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé, ANSM),
  • deux perturbateurs endocriniens avérés ou supposés : le propylparaben et le BHT (marque Poupina),
  • des allergènes (méthylisothiazolinone et méthylchloroisothiazolinone), pourtant interdits par la Commision européenne (3 références sur 15).

Ce n’est pas une mission facile, mais si vous ne pouvez pas vous passer des lingettes et que vous souhaitez éviter ces produits toxiques, il faudra vérifier la composition de tous les produits d’hygiène pour bébés. Au besoin, consultez ces articles-guides pour vous y retrouver dans la jungle des labels de cosmétiques biologiques ou pour disposer de la liste des substances à éviter dans la composition des produits.

3) Les gels douche pour bébés ou pour enfants

La même étude de juin 2017, publiée par l’UFC-Que choisir, montre que les gels douche pour enfants n’échappent pas aux produits ou substances dangereuses ou potentiellement dangereuses pour leur santé.

Sur onze références de gels douche pour enfants, dix contenaient ce type de substances :

  • 4 sur 11 contenaient du sodium lauryl sulfate ou de l’ammonium lauryl sulfate, deux produits chimiques irritants pour la peau
  • 3 sur 11 contenaient des allergènes (méthylisothiazolinone ou méthylchloroisothiazolinone)
  • 2 sur 11 contenaient du BHT, un potentiel perturbateur endocrinien
  • 3 sur 11 contenaient du phénoxyéthanol, un conservateur toxique pour le sang et le foie des bébés ou des moins de trois ans, mais qui ne semble pas avoir d’impact sur les adultes.

Même si se passer de gel douche peut sembler très difficile dans la vie de tous les jours, il est tout de même possible de trouver des alternatives qui permettront de préserver la peau des enfants tout en garantissant leur hygiène :

  • opter pour le nettoyage à l’ancienne avec de l’eau et du savon de Marseille ou tout autre savon 100% naturel
  • préparer vous-même un savon maison et naturel pour la famille
  • traquer les substances indésirables dans les produits, même biologiques
  • utiliser des produits 100% naturels ou vendus en pharmacie

4) Le dentifrice

Une étude publiée en février 2017 par l’UFC Que choisir qui portait sur l’analyse de la composition d’une centaine de produits d’hygiène ou cosmétiques du quotidien (dentifrices, shampoings, déodorants, crèmes…) a révélé des résultats édifiants : plus de 185 produits contiennent des substances toxiques, allergisantes, irritantes ou des perturbateurs endocriniens.

L’étude de la même association publiée en juin 2017 révèle que les dentifrices pour enfants ne sont notamment pas épargnés. En effet, 20 des 21 références de dentifrices pour enfants contiennent des substances toxiques ou potentiellement toxiques et cancérigènes, comme le sodium lauryl sulfate, responsable d’irritations et d’aphtes.

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