Covid-19 : des conséquences indirectes pourraient entraîner le décès de 250 000 enfants

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La pandémie de coronavirus est toujours très présente dans le monde entier et certains pays sont malheureusement bien plus touchés que d’autres. S’il est impossible aujourd’hui encore de connaître avec exactitude certaines conséquences sur l’humanité, des chercheurs tentent d’ores et déjà d’en savoir un peu plus sur le futur. Et justement, une étude de l’université John Hopkins aux États-Unis, publiée dans le journal The Lancet Global Health, affirme que plusieurs milliers d’enfants pourraient décéder de ces conséquences.

Un constat extrêmement préoccupant

La crise sanitaire que nous traversons actuellement risque malheureusement de faire des victimes même lorsqu’elle sera terminée. En effet, cette étude américaine dresse un tableau relativement préoccupant de ce qui nous attend dans les mois qui viennent, et particulièrement pour les enfants. Les petits risquent effectivement d’être les victimes collatérales de ce que nous vivons actuellement. Les chercheurs estiment qu’au cours des six prochains mois, 250 000 bébés et enfants en bas âge, 10 000 femmes enceintes et jeunes mères pourraient décéder dans 118 pays. Un constat inquiétant, surtout lorsqu’on sait qu’il s’agit du scénario le plus optimiste.

Ainsi, dans les pires cas, ce sont 1,2 million d’enfants et 57 000 futures et jeunes mamans qui seraient menacés.

Un problème d’accès au soin et à la nourriture

Ces victimes seraient en réalité les conséquences de la crise économique qui va découler de la pandémie de coronavirus. Malheureusement, ce sont les plus pauvres qui sont principalement concernés par ce constat, car dans certains pays, l’accès aux soins et à la nourriture risque d’être très limité.

Ainsi, selon cette même étude, les principales causes de mortalité seraient la dénutrition, la septicémie et le manque de médicaments contre la pneumonie et de soluté de réhydratation pour soigner la diarrhée.

Si les résultats de ces recherches peuvent être très alarmants, le fait de les dévoiler est en réalité parfaitement volontaire. Les scientifiques qui en sont à l’origine expliquent : “Nous espérons que ces chiffres ajouteront du contexte à mesure que les décideurs politiques établiront des lignes directrices et alloueront des ressources dans les jours et les mois à venir“. C’est également l’occasion de rappeler que nous sommes tous responsables et que le maintien des gestes barrières peut aussi réellement sauver des vies. Il ne faut donc pas trop se relâcher malgré les consignes qui sont moins strictes depuis plusieurs semaines.