Déconfinement : comment les crèches gèrent-elles tous ces changements ?

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Durant le confinement, certains établissements scolaires et quelques crèches sont restés ouverts afin d’accueillir les enfants du personnel soignant. Les effectifs étaient alors très réduits, ce qui permettait de respecter au mieux les règles sanitaires. Cependant, avec le déconfinement et la réouverture de ces établissements, le personnel a dû s’adapter afin d’accueillir les enfants dans les meilleures conditions. Un véritable défi pour ces métiers qui font de la proximité une priorité et qui doivent pourtant se réinventer afin d’éviter les risques de contamination.

De nouvelles habitudes pour se protéger

Quelques semaines après le début du déconfinement, les établissements qui accueillent de jeunes enfants ont eu le temps de trouver un certain rythme et une nouvelle routine. Cela ne veut pas pour autant dire que la situation est aisée pour le personnel, bien au contraire. Travailler avec de jeunes enfants signifie qu’il faut maintenir un certain contact physique, ce qui demande aujourd’hui les plus grandes précautions en termes d’hygiène. Les lieux qui réunissent de jeunes enfants et particulièrement les crèches sont en effet considérés comme des endroits dans lesquels les microbes circulent très facilement, ce qui pose forcément problème en pleine période de pandémie.

Tout faire pour ne pas effrayer les enfants

Si cette situation est déjà difficile à gérer pour les adultes, les enfants peuvent quant à eux perdre certains repères avec les nouvelles règles sanitaires à appliquer. Si le port du masque par le personnel n’est plus obligatoire tout au long de la journée, il l’est encore entre les adultes et doit donc être utilisé le matin et le soir lorsque les parents viennent chercher leurs enfants. Il s’agit d’un accessoire qui peut être très effrayant pour des petits qui ont besoin de voir des visages familiers pour se sentir à l’aise. Fort heureusement, le personnel en question est généralement très bien formé à ce genre de chose, notamment l’auxiliaire de puériculture qui en plus d’avoir un sens du relationnel particulièrement développé a également reçu un véritable apprentissage sanitaire au cours de sa formation. Cela permet ainsi de bénéficier d’une vraie capacité d’adaptation qui est essentielle dans ce genre de cas exceptionnel.

Dans la pratique, il est demandé au personnel des crèches de continuer les soins et les loisirs des enfants dans des conditions presque normales. Cependant, entre eux, ils doivent maintenir au mieux les distances de sécurité. Quant aux jeux collectifs, ils doivent être limités, les professionnels de la petite enfance doivent donc redoubler d’imagination afin d’occuper les petits tout en limitant les risques de transmission. En ce qui concerne les effets personnels des enfants (doudous, tétines, etc.), ils doivent systématiquement rester à la crèche.

Si les conditions ne sont pas forcément idéales pour les établissements concernés, il ne fait aucun doute que grâce à la bonne volonté de tous, et surtout à une véritable transparence vis-à-vis des enfants, tout se passera pour le mieux.