Témoignages : maman solo, un combat quotidien

Crédits : Pixabay - StockSnap

Même si l’expérience de la maternité est généralement incroyable, il n’est pas rare que celle-ci prenne une tournure inattendue. C’est le cas pour de nombreuses femmes persuadées de fonder une famille avec l’être aimé, mais qui vont finalement mener cette histoire seule. La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille, et les mamans qui ont accepté de témoigner pourront nous le confirmer. Leur vie de famille n’est peut-être pas celle qu’elles avaient imaginée, mais ces mamans trouvent tout de même la force de mener à bien leur quotidien de maman solo.

Témoignage de Yaya

Je suis une maman solo qui s’occupe seule de ses deux loulous de 5 ans et 7 mois. Quand la séparation est arrivée quelques semaines après la naissance de mon deuxième enfant, ce fut un cataclysme dans ma vie. Cependant il a bien fallu tenir, redonner un cadre de vie stable aux enfants et garder le cap, pour eux. Ce n’est pas facile tous les jours, surtout avec un bébé, mais j’ai des enfants adorables et une famille qui me soutient beaucoup, ce qui est primordial. On avance pas à pas, tous les trois, et on nous avons fini par trouver notre équilibre. Je sais que certaines personnes m’ont dit être admiratives de mon attitude face à tout ça, mais je pense que n’importe quelle maman en ferait autant et ferait tout pour le bonheur de ses petits.

Témoignage de Karine

Je suis une maman solo d’un petit garçon, depuis ma séparation le jour de ces 6 mois.

Les débuts ont été difficiles, il a fallu encaisser le choc, s’organiser à la maison, mais aussi organiser le déménagement. Puis aller au travail, le tout en restant joyeuse pour mon fils… Puis au fil du temps, je me suis organisée, j’ai pris mes marques et nous avons tous les deux adopté notre rythme. Les journées sont chargées : elles commencent vers 6 heures et se terminent à minuit ou plus. Mais mon fils est un amour, il est patient et parvient à s’occuper seul avec ses jouets quand on rentre. Il sait qu’après le dîner, je suis exclusivement à lui : pas de télé ou de portable, on joue, on chante, bref on profite l’un de l’autre.

Aujourd’hui je gère mieux que quand son père vivait avec nous. Il ne m’aidait pas et faisait des réflexions. Aujourd’hui, je suis fatiguée, mais je pense que les couples le sont aussi. Mon fils me  donne une force inouïe, l’amour le vrai qui me donne des ailes.

Témoignage de Delleger

Je me suis séparée du père de ma fille lorsqu’elle avait 6 mois. Je me suis remis en couple, elle avait 12 ans.

Être mère célibataire n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut se dire qu’on est seule, tout le temps. Que ce soit pour les crises nocturnes, la maladie, les périodes où l’enfant teste vos limites, mais aussi les moments câlins les premières fois de tout !

J’ai grandi avec ma fille, puisque je l’ai eu à 25 ans alors que je n’étais encore qu’une jeune fille. Je suis devenue sa mère et son père. J’étais autant là pour la câliner comme pour la disputer. D’ailleurs très longtemps elle m’a appelé manpa. Quand elle était malade en pleine nuit à 3 heures du matin, c’est moi qui m’en occupais, mais j’y gagnais aussi en câlins le matin dans mon lit !

Ses premières fois, la rentrée en maternelle, en primaire, au collège et récemment notre première vraie séparation. Elle est partie en Bretagne pour faire son stage de 3e. Nous avions toutes les deux les larmes aux yeux. Aujourd’hui je suis sa maman et son papa. Nous sommes fusionnelles et nous ressentons tout ce que l’autre ressent. Confidente sans être sa copine, ma fille me dit tout sur ses amitiés ou au contraire ses problèmes, ses peurs et ses joies, ses craintes et ses certitudes. J’ai eu une autre fille il y a deux mois et même si je suis avec le papa, j’espère avoir la même relation avec elle car ce que je vis avec ma première m’a tellement épanouie, même si par moment c’était très difficile !

Merci à ces mamans d’avoir accepté de nous livrer une petite partie de leur quotidien loin d’être simple. Toutes les familles sont différentes, mais toutes ont un point commun : l’amour pour leurs enfants.