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Selon une récente étude, les jeunes Français boivent et fument moins

Crédits : Flickr - nerissa's ring

Ce sont les parents qui vont être contents en lisant les résultats de cette récente étude. En effet, il semblerait que les jeunes se soient assagis avec le temps, puisqu’ils consommeraient moins d’alcool, de tabac et de cannabis que leurs aînés.

Consommation de tabac et d’alcool en recul

Les jeunes Français semblent être bien plus sages que la précédente génération, et c’est une étude de l’Observatoire Français des drogues et des toxicomanies qui le révèle. Ainsi, après avoir interrogé 46 054 jeunes de 17 ans, le constat est sans appel : les jeunes consomment moins de tabac, de drogues et d’alcool.

En effet, alors qu’en 2014 ils étaient 68,4 % a affirmer avoir déjà testé la cigarette, ils sont aujourd’hui 59 %. Cela représente ainsi une baisse de 13,8% en seulement 3 ans. Mais ce n’est pas tout, puisque même la part de consommateurs réguliers (au moins une cigarette par jour) baisse, passant de 32,4 % en 2014 à 25,1 % en 2017.

L’alcool semble également de moins en moins plaire aux jeunes : alors qu’ils étaient 89,3 % à admettre avoir déjà essayé de boire de l’alcool en 2014, ils étaient 85,7 % en 2017. Et même lorsqu’il s’agit d’un usage au moins dans le mois, ils étaient 72 % en 2014 contre 66,5 % en 2017. L’alcool reste tout de même la substance la plus expérimentée par les jeunes, devant le cannabis, le tabac et même la e-cigarette.

Les consommations de drogues également à la baisse

Les drogues aussi semblent de moins en moins charmer les jeunes Français, puisque même si 39,1 % des jeunes de 17 ans affirment avoir déjà essayé le cannabis en 2017, cela représente tout de même 18,3 % de moins qu’en 2014. Les garçons restent les principaux consommateurs de cannabis, puisqu’ils étaient en 2017 24,2 % à en fumer au moins une fois par mois, contre 17,5 % pour les filles. Les autres substances illicites, types ecstasy, MDMA, cocaïne, amphétamines, crack, champignons hallucinogènes, etc. sont encore consommées par très peu de jeunes : seulement 6,8 % en ont déjà essayé en 2017, contre 8,8 % en 2014.

Des résultats à prendre avec précaution

Même si tous ces résultats semblent réellement encourageants, Stanislas Spilka, responsable des enquêtes statistiques à l’OFDT, tient tout de même à mettre en garde et rappelle que ces résultats doivent impérativement être analysés avec précaution. En effet, selon lui, « les adolescents sont pleins de surprises, leurs comportements sont très variables, soumis aux effets de mode ». Attention donc à ne pas se réjouir trop vite et à continuer d’observer de près ces comportements qui peuvent rapidement être à risque.

Sources : France info, Sciences et avenir, Observatoire Français des drogues et des toxicomanies

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