Torticolis de bébé : comment le repérer ?

Crédits : iStock

Que ce soit directement après sa naissance ou bien dans les jours et les mois qui suivent, un bébé est bien souvent sujet au torticolis du fait d’une mauvaise position de sa tête. Il s’agit d’une contraction musculaire douloureuse qui peut malheureusement avoir des effets irréversibles si elle n’est pas prise en charge à temps. Seulement, il est parfois difficile pour les parents de repérer un torticolis. Quelques indices doivent donc pouvoir vous mettre la puce à l’oreille.

Qu’est-ce que le torticolis du nourrisson ?

Comme pour les adultes, le torticolis du nourrisson est une contracture des muscles du cou qui empêche progressivement de bouger la tête. Les effets peuvent cependant être plus graves chez les bébés. Ces derniers ne peuvent plus bouger la tête alors qu’ils sont constamment allongés les premiers mois de leur vie.

Chez les bébés, le torticolis peut apparaître pour différentes raisons :

  • Au moment de la grossesse et de l’accouchement. Le bébé peut avoir une mauvaise position tout au long de la grossesse. Il faut dire que ce dernier est recroquevillé sur lui-même pendant 9 mois. Le torticolis peut également apparaître au moment de sa naissance, notamment si celle-ci est un peu longue et compliquée.
  • Les premières semaines après la naissance : on parle alors de torticolis « congénitaux ». Le bébé n’en souffre absolument pas, mais son cas risque de s’empirer au fil du temps. Petit à petit, il trouvera un certain confort à mettre sa tête dans une position plus qu’une autre.
  • À la suite d’une infection du système oto-rhino-laryngologie : les torticolis de ce genre interviennent chez les bébés d’un an et plus. Les muscles du cou sont touchés par une inflammation et la tête de l’enfant aura tendance à pencher d’un côté.
  • À cause d’une infection des vertèbres cervicales : cela peut arriver lorsque le bébé souffre d’une otite, de la varicelle ou d’un autre type de maladie au cours de laquelle les bactéries se trouvent dans le cou.
  • À la suite d’une mauvaise chute ou d’un faux mouvement. Le torticolis peut alors se transformer en une entorse sans gravité ou en une luxation plus difficile à soigner.

Quels sont les risques du torticolis ?

À force de toujours laisser sa tête dans la même position, le bébé peut souffrir de plagiocéphalie. Ce phénomène est plus couramment appelé « syndrome de la tête plate». Un problème principalement esthétique, mais qui peut également laisser place à des complications plus préoccupantes. La plagiocéphalie peut en effet entraîner un problème de symétrie du visage qui peut être la source de soucis au niveau de l’ouïe ou de la vision.

Comment en venir à bout ?

Malheureusement, il est parfois difficile pour les jeunes parents de savoir si un bébé souffre d’un torticolis. Ce dernier n’étant pas forcément douloureux, le bébé peut donc ne manifester aucune gêne. Vous pouvez cependant le constater en le voyant tourner sa tête toujours dans la même direction lorsqu’il est allongé. Au moindre doute, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre. Il ne faut pas que le torticolis soit pris en charge trop tard au risque qu’il ait des effets négatifs sur l’enfant. Il peut pourtant être traité relativement facilement grâce à quelques séances de kinésithérapie (une vingtaine de séances) ou d’ostéopathie (entre 3 à 4 séances).

Lorsque l’enfant grandit, il pourra exprimer lui-même des tensions au niveau du cou. Le torticolis peut parfois s’accompagner d’une petite montée de fièvre qui peut vous mettre la puce à l’oreille. Il est également possible de sentir une petite masse fibreuse sur le muscle en tension.

Sources : Parents, MagicMaman, Doctissimo

Articles liés :

Tête plate : 6 gestes à avoir pour l’éviter

Ostéopathie : pourquoi est-ce utile pour votre bébé ?

Acné du nourrisson : tout savoir sur ces petits boutons